Lafarge reconnu coupable de financement de terrorisme en Syrie : l'ex-PDG condamné à six ans de prison
Affaire Lafarge : le cimentier reconnu coupable de financement de terrorisme en Syrie, l’ex-PDG condamné à six ans de prison
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Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Lafarge et huit de ses anciens responsables pour financement de terrorisme en Syrie entre 2013 et 2014. L'ancien PDG Bruno Lafont a été condamné à six ans de prison, tandis que l'entreprise a écopé d'une amende de 1,125 million d'euros.
- 01Lafarge et huit anciens dirigeants reconnus coupables de financement de terrorisme.
- 02Bruno Lafont, ancien PDG, condamné à six ans de prison.
- 03L'entreprise condamnée à une amende maximale de 1,125 million d'euros.
- 04Les paiements aux groupes djihadistes ont atteint près de 4,7 millions d'euros.
- 05Des victimes des attentats du 13 novembre se sont constituées parties civiles dans cette affaire.
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Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu coupable le cimentier français Lafarge et huit de ses anciens responsables pour financement de terrorisme, ayant versé des millions d'euros à des groupes djihadistes en Syrie entre 2013 et 2014. L'ancien PDG, Bruno Lafont, a été condamné à six ans de prison avec incarcération immédiate. Lafarge a également été condamnée à payer une amende maximale de 1,125 million d'euros et à une amende douanière de 4,57 millions d'euros pour non-respect des sanctions financières internationales. Les paiements ont été effectués via la filiale Lafarge Cement Syria pour maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie, en pleine guerre. Le montant total versé aux groupes armés, dont l'État islamique, s'élevait à près de 4,7 millions d'euros. Le procès a révélé un système complexe de paiements destinés à assurer la sécurité des employés et des marchandises dans une région instable. Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des entreprises dans des contextes de conflit, et des victimes des attentats du 13 novembre se sont constituées parties civiles, considérant Lafarge comme un acteur dans la dynamique terroriste qui a frappé la France.
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Cette décision judiciaire souligne la responsabilité des entreprises dans des contextes de conflit et pourrait inciter d'autres multinationales à reconsidérer leurs opérations dans des zones de guerre.
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