La nationalisation de Bull : un choix stratégique pour la souveraineté technologique de la France
Nationalisation de Bull : « Laisser ce savoir-faire entre les mains du groupe Atos, à la santé financière fragile, faisait planer trop de risques »
Le Monde
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Le gouvernement français a finalisé le rachat de Bull, un fabricant d'ordinateurs, pour 404 millions d'euros après sa privatisation en 1994. Cette décision vise à sécuriser un savoir-faire essentiel à la souveraineté nationale, notamment pour des applications militaires et énergétiques, malgré une dépendance aux composants étrangers.
- 01Bull a été nationalisé deux fois, en 1982 et en 2023.
- 02Le rachat par l'État s'élève à 404 millions d'euros.
- 03Le supercalculateur 'Alice Recoque' sera livré en 2027 au CEA.
- 0430 % des composants des machines Bull proviennent de l'étranger.
- 05La nationalisation vise à protéger des activités stratégiques dans un contexte géopolitique tendu.
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Le 31 mars 2023, l'Agence des participations de l'État a finalisé le rachat de Bull, un fabricant d'ordinateurs, pour un montant de 404 millions d'euros. Ce rachat, qui fait suite à une première nationalisation en 1982, vise à préserver un savoir-faire crucial pour la souveraineté de l'État français. Bull est connu pour ses supercalculateurs, dont le dernier modèle, 'Alice Recoque', doit être livré au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) en 2027. Ce supercalculateur sera capable d'effectuer 1 milliard de milliards de calculs par seconde, un atout essentiel pour des applications telles que la simulation de la dissuasion nucléaire. Toutefois, il est à noter que 30 % des composants de ces machines proviennent de fournisseurs étrangers, notamment des microprocesseurs de Nvidia et AMD, ce qui soulève des préoccupations quant à la dépendance technologique de la France dans un contexte géopolitique complexe.
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Cette nationalisation renforce la souveraineté technologique de la France, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les emplois dans le secteur technologique et sur la sécurité nationale.
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